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Branded Utility: un concept qui date, mais qui demeure d’actualité. Les agences qui se contentent de créer des “expériences” divertissantes qui sont des extensions des campagnes traditionnelles ne créent pas de valeur pour leurs clients.
Avec le 2.0 et les initiatives qui pleuvent, les marques peuvent créer des services utiles, donc à forte capacité virale, et ce, à une fraction du coût.
Des exemples: l’outil Slide qui s’intègre dans Flickr et Facebook, que Kodak ou Nikon auraient  pu créer, plutôt que de créer sa “mee-to” galerie de photos.
Combien d’agences ont pris ce virage au Québec? Mmm… je cherche encore.

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Nouvelle étude de ComScore qui montre que 50% des clics sur bannières sont réalisés par les mêmes 6 % des utilisateurs. Les gros cliqueux de bannières sont en général plus jeunes (25 – 44 ans), moins nantis (revenu familial < 40K$) et accrocs d’Internet (4 fois plus longtemps que la moyenne).

Leurs patterns de navigation sont aussi différents de la majorité, se rapprochant plus des coureux de concours et de ceux qui écoutent les infomerciaux, rappelle Sean Carton dans ClickZ.

En conclusion, pour avoir beaucoup de clics, les belles créations sont inutiles: il faut s’adresser au cerveau reptilien et appliquer les bonnes vieilles règles du “call-to-action” bassement commericiales (coupons, rabais, prix). Décourageant, non?

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Carl-Frédéric De Celles évoque le rapport Gagné dans son billet sur l’Alliance numérique. Le rapport est dévastateur pour le programme des crédits multimédia et les “cités du multimédia” et lance quelques bonnes idées.

Les programmes n’ont pas créé d’emplois:

“On doit constater que depuis 2000, il n’y a globalement pas eu de création
d’emplois dans l’industrie des services des technologies de l’information.”

On a financé des déplacements d’emplois à l’intérieur du Québec :

“Pour le groupe de travail, les déplacements d’emplois constituent manifestement
un dérapage par rapport aux objectifs visés. On a en fait assisté dans certains cas
à une véritable délocalisation à l’intérieur du territoire québécois, ce qui, bien
entendu, n’était pas du tout le but recherché.”

Favoriser la création d’activités à forte valeur ajoutée;

Ici, on indique que l’aide doit bénéficier aux activités innovantes, soit “des activités soutenues dans le secteur des technologies de l’information correspondent au développement et à la fourniture de produits et services liés aux affaires électroniques, tels que
— les services-conseils reliés au développement de système,
— la mise à niveau de l’architecture technologique,
— la conception et le développement de solutions de commerce électronique.”

Intéressant, mais cette définition semble faire double-emploi avec les crédits R&D. Et surtout, l’innovation dans le Web n’est plus limitée aux technologies, mais à leurs usages. À suivre…

Alors voilà que le budget confirme l’octroi de crédits de 30% pour tous les employés d’entreprises qui oeuvrent dans les portails, moteurs de recherhce, sites web transactionnels. La définition est si vaste qu’elle couvre à peu près tout ce qui bouge en technologie au Québec. Vous pensez vraiment que l’industrie québécoise des TI a besoin d’aide?

Notre industrie s’abreuve de manière indécente aux mamelles de l’État…

Tout ça pour ça? Le nouveau site de l’Alliance numérique me semble tout droit sorti d’un magazine des années 70: design éclatant, rétro et surtout… ringard! Je comprends que l’Alliance veuille se rapprocher de l’industrie du jeu, mais de là à imiter les consoles Atari…

Et un menu de gauche qui glisse et fuit à l’approche de notre souris. Vraiment amusant.

Encore du mouvement dans le secteur du Webanalytics avec Accenture qui achète Maxamine et Memetrics. Les deux outils permettent de diagnostiquer un site Web et donc d’évaluer (valider) l’efficacité du site. Maxamine, ça permet de valider l’intégrité des tags, du site et de ses composantes, tandis que Memetrics permet de faire des tests à multivariables et de l’optimisation. Les agences ne pourront plus longtemps se contenter de faire de belles interfaces, mais elles devront aussi être efficaces….

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Le Web imparfait

Je relis les vieux classiques. Traduction libre de “Small Pieces Joined Together” de David Weinberger.

Le Web célèbre notre imperfection, un reflet de ce que nous sommes. Le Web est le lieu où on peut diffuser nos points de vue, nos expériences, nos essais, nos réussites et nos erreurs et se remettre immédiatement sur pieds. Ce n’est pas fait pour bâtir un consensus. Il n’y a pas une “bonne façon” de se comporter et de s’exprimer sur le Web et si c’était le cas, qui voudrait s’en servir? Le Web n’est pas une “ressource en information”, une librairie, un endroit où trouver une réponse absolue à nos questions. Le Web est beaucoup plus intéressant. Il ne sera jamais parfait, complet, final, total, vrai sans aucune exception, bien sans aucun doute. C’est le reflet de notre nature humaine imparfaite, un hâvre où se réfugier des conventions, du professionnalisme et de la perfection que nous impose la vie en société.

Tiré du Blogue d’Abondance:

58% des américains utilisent l’Internet pour régler leurs problèmes quotidiens

Le site Pew Internet & American Life Project a publié fin 2007 une étude nommée Information Searches That Solve Problems sur la façon dont les internautes américains traitent leurs problèmes quotidiens.

L’idée de cette étude était de demander, par téléphone, si les sondés (2 796 personnes) avaient rencontré 10 problèmes potentiels (santé, études, impôts, emploi, sécurité, etc.) sur les deux dernières années et comment ils les avaient résolus.

Voici les principaux résultats de cette étude :

- 58% ont utilisé Internet pour résoudre leur problème (76% des sondés avaient accès au réseau).
- 53% ont consulté des professionnels du domaine concerné.
- 45% se sont tourné vers des amis ou des membres de leur famille.
- 36% ont lu des magazines ou des revues.
- 34% se sont renseigné auprès d’un organisme officiel.
- 16% sont passé par la télévision ou la radio.
- 13% sont allé dans une bibliothèque publique.

L’étude, mise en place en collaboration avec l’université de l’Illinois-Urbana-Champaign est disponible en ligne au format PDF.

Springwise vient d’émettre ses tendances 2008 et parmi elles, le “crowfunding”, soit la mise en commun des économies collectives pour acheter des actifs. Le MyFootballClub vient de compléter l’achat d’un club de foot au Royaume-Uni. Imaginez si Desjardins se lançait dans de telles aventures…

Voici l’article:

MyFootballClub, which we’ve been tracking since they launching in May 2007, just announced that they’ve agreed to buy a controlling stake in Ebbsfleet United FC, with the option to buy the the remaining share in the future.

To refresh your memory: in less than three months, MyFootballClub signed up 50,000 people willing to pay a GBP 35 membership fee to buy and manage a football (soccer) team with a crowd of other dedicated fans. MyFootballClub members will vote on player selection, transfers and all other major decisions.

When it got down to picking a team to buy, MyFootballClub was approached by nine football club owners and also sought contact with several others. Some of the crowd’s favourite clubs didn’t make the cut, because they had too much debt or were too regional. One of the reasons for picking Ebbsfleet United is that it stands a good chance to reach the national Football League.

Ebbsfleet United’s manager, Liam Daish, seems to be pleased with the deal: “Everyone has worked wonders to get this club to in the top half of the Conference. We all agree the club needs something extra to take it to the next step. As a football fan, I think the MyFootballClub idea is fantastic. And as the coach, I look forward to the challenge of working with thousands of members to produce a winning team.”

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Ce soir trois événements sur le thème de la musique: Daniel Bélanger live au Métropolis (wow!), l’album “In Rainbows” de Radiohead en différé (re-wow!) et la condamnation de la mère célibataire Jammie Thomas à 222 000 $ d’amende pour “piratage” par l’idiote RIAA, le regroupement de l’industrie de la musique américaine. La RIAA est finie. Même Bruce Lehman, un des artisans des lois pour le droit d’auteur, l’affirme: “C’est malheureux”.

De fait, la RIAA vient tout simplement de se faire hara-kiki. Prise à son propre jeu, elle vient de condamner une innocente à une amende absurde, devenant sans équivoque l’oppresseur, le pourri, l’égoiste. Une violence démesurée qui enlève toute crédibilité à son message. Gandhi avait fait la même chose en poussant les Anglais à arrêter des pacifistes.

Pire: la RIAA vient de divorcer avec les artistes, ses véritables clients… Radiohead est le premier à consommer son divorce en lançant une vente “volontaire” exclusive directement par l’artiste. Quelle belle invitation: je décide combien verser pour l’album (méchante belle étude de marché en même temps…). Les autres artistes vont suivre, tous. L’industrie gère des parts de marché, les artistes vivent une relation avec le public, leurs fans. C’est au coeur de leur métier.

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J’étais rassuré aujourd’hui en lisant que les bonzes de l’industrie québécoise cherchaient des voies originales de commercialisation. Y aurait-il un modèle québécois pour définir l’avenir de la musique?

À quoi sert la page d’accueil en cette époque dominée par Google et le Web 2.0, s’interroge iMedia Connection dans un dossier très intéressant sur la question. Comme on arrive de partout dans un site Web, la page d’accueil n’est plus la porte d’entrée, mais un “port d’attache” permettant d’offrir une expérience positive de la marque. On atterrit sur une section précise qui est rattachée à la marque plus globale (dur, dur comme défi).

Avant, on pouvait concevoir un site comme un manoir donnant accès aux multiples pièces d’un appartement. Aujourd’hui, il faut le penser comme un bloc-appartement composé de multiples portes (pages de destination) permettant d’accéder aux informations liées aux diverses campagnes. Un mot clé, un envoi courriel, un formulaire menant à une section ayant une fonction précise.

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